« La chute était très forte »

Etape 4 : SAN SALVADOR DE JUJUY – TUPIZA

05/01/2017

L’étape d’aujourd’hui a permis aux concurrents de fouler le sol bolivien pour la première fois de cette édition du Dakar 2017.

Tout était bien parti pour que Laurent Lazard fasse une bonne performance. Il nous raconte « Je sentais qu’aujourd’hui pouvait être une étape pour moi. Je suis parti à la 53ème place après l’étape d’hier. J’ai commencé à accélérer, et dès les premiers points de navigations j’avais dépassé 10 ou 15 pilotes, j’étais content ».

Malheureusement, dans les premiers kilomètres de la spéciale, Laurent a chuté lourdement « Au moment où je suis arrivé dans les dunes, j’étais avec deux autres pilotes, un chilien et un argentin, quand tout d’un coup la moto a fait un mouvement vraiment bizarre, très brusque, comme une secousse, un peu comme en moto GP, et je me suis retrouvé en l’air, à 5 ou 6 m d’altitude. C’était au km 35 de la spéciale, dans les premières dunes. La chute était très forte, j’ai senti une grosse douleur au niveau des côtes et je me suis dit que je m’étais cassé quelque chose. Du coup j’ai pris mon temps, je suis allé voir le premier docteur que j’ai croisé et il m’a donné un calmant. J’ai terminé la spéciale, il restait encore 400kms. Maintenant je suis là (au bivouac), j’ai reçu les résultats, j’ai des fractures au niveau des côtés 6 et 7, ce que je supposais ».

Cette blessure oblige Laurent à revoir son objectif « Maintenant, la course va être différente, après avoir fait un bon résultat l’année dernière et un bon entrainement cette année, je voulais améliorer mes performances des années précédentes. Maintenant, mon objectif est de terminer la course. Je vais essayer de ramener ma 9ème médaille. Peu importe si je termine dernier, parce que, qu’importe le résultat, c’est l’envie de terminer qui prend le dessus ».

Malgré la douleur, la motivation est toujours présente « Je veux dire aux gens qui me suivent et qui me supportent que, quand je me suis levé et que j’ai senti la douleur, ça ne m’a pas traversé l’esprit d’abandonner, j’ai pensé à tous ces gens qui me supportent. De plus, j’ai une fille de 5 ans et je pense qu’il faut que je lui montre que, même dans les moments durs, quand on se retrouve dans la difficulté, il ne faut pas abandonner. Je ne veux pas dire qu’il faut tenter l’impossible mais il faut essayer de se surpasser et changer ses objectifs, il ne faut surtout pas renoncer. C’est pour cela que je suis encore ici, je vais vivre un Dakar au jour le jour, parce que je ne peux pas vous dire si je serai encore en course dans 2 jours ».

Quant à l’étape de demain, il raconte « Demain je prends le départ, nous avons 500kms de spéciale, avec des dunes, des cailloux, ce qui va être assez douloureux mais je vais faire de mon mieux ».

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